Le massage Californien ou «toucher du coeur»

par Agnès Lacasse et Françoise Lamothe

Qualité de contact, intégration du corps dans sa globalité, éveil de la sensibilité, redécouverte du plaisir, voici le massage californien.

De la même famille que le massage suédois et le massage esalen, dont il partage certaines manoeuvres, le massage californien se caractérise par de longs mouvements fluides et harmonieux qui sculptent et enveloppent le corps, exécutés en rythme variable et teintés d’écoute et de douceur. Des manoeuvres vigoureuses, sélectionnées selon les besoins du client procurent une détente musculaire accrue, tandis que des bercements et que des étirements invitent à l’abandon et permettent de retrouver une richesse sensorielle inscrite dans le corps. L’utilisation de l’huile favorise l’art du toucher et contribue à la fluidité du massage.

Ce massage peut aussi évoquer le contact enveloppant d’une mère avec son enfant. Pour la personne qui le reçoit, c’est un toucher d’amour et de reconnaissance qui parle autant à son corps physique qu’à ses corps énergétique, émotionnel, mental et spirituel.

Son origine

C’est au début des années 1970 qu’est né le massage californien: dans le cadre de groupes de psychothérapie au centre d’Esalen, à Big Sur, en Californie (où priment la recherche de relations vraies, l’expression des sentiments et la croissance personnelle), les participants vivaient des émotions fortes et parfois douloureuses. Ils s’exposaient courageusement, dévoilant des facettes intimes de leur personnalité et vivaient de grands moments de vulnérabilité. Leur besoin se situant plus au niveau de la tendresse réconfortante, du bercement, de l’étirement et de l’unification intérieure, cela créa entre eux un désir de support mutuel et de rapprochement physique.

C’est ainsi que de tous ces échanges affectueux et informels a émergé ce qui allait devenir le massage californien. Margareth Elke, une adepte du massage suédois, enthousiasmée par la douceur du massage esalen, a largement contribué, à partir de ce qu’elle pratiquait déjà, à codifier, structurer et enseigner de façon professionnelle ce nouveau massage, tant aux États-Unis qu’en France.

Au Québec, c’est principalement Pauline Fortier (diplômée à Paris par Brigitte Stacke) et Michel Van Wayenberge (diplômé en Californie par Robert Helm et à Montréal par Pauline Fortier) qui l’ont amené parmi nous au début des années 80. C’est maintenant l’un des massages les plus recherchés par les Québécois. Ce massage, à la fois simple à apprendre par son caractère intuitif et difficile à maîtriser par l’écoute et la compréhension de la vision anatomique qu’il exige, est un art à découvrir et à développer!

Le massage californien est avant tout un massage de détente. Les longs mouvements globaux qui encadrent un travail plus spécifique invitent la personne à découvrir son corps, à l’aimer, à l’unifier et l’amène à se centrer davantage.

À travers ce merveilleux voyage intérieur, la personne peut se mettre en contact avec des parties de son corps endormies, une émotion cachée derrière une tension ou simplement son essence divine. Ce massage est fait d’accueil inconditionnel où tout se joue dans l’instant qui passe. C’est cette globalité qui donne la couleur si particulière au massage californien. C’est pour cela qu’il recouvre tout une série d’appellations telles que: massage relationnel, massage sensitif ou même «toucher du coeur».

Ses bienfaits

Les bienfaits sont nombreux et variés. Il est un support au bien-être physique, nerveux, émotionnel, mental et spirituel et il contribue en ce sens à:

  • Une meilleure irrigation des tissus grâce aux manoeuvres de drainage de la circulation veineuse et de la circulation lymphatique.
  • Un retour à l’équilibre nerveux dû à l’effet d’apaisement provoqué par la stimulation de nombreuses terminaisons nerveuses lors de l’application des manœuvres.
  • Un effet psychologique menant à l’épanouissement de la personne, privilégiant une meilleure structuration de la personnalité, une meilleure perception de son schéma corporel et une augmentation de son estime personnelle et de sa prise en charge.
  • Une connexion à sa source intérieure, par l’écoute des messages que lui offre son corps dans cet espace d’intériorisation.

Les gens éparpillés, déconcentrés, anxieux ou tendus, auront intérêt à expérimenter ce massage parce qu’il permet un retour à soi, un doux moment d’abandon dans le silence intérieur…

Pour les personnes qui vivent de gros changements dans leur corps (bébés, enfants, adolescents, femmes enceintes, vieillissement, amaigrissement, etc.), cette approche leur permettra de prendre conscience et d’intégrer harmonieusement cette transformation.

Les gens en thérapie ou ceux ayant vécu des traumatismes comme l’abus sexuel ou la violence physique ou verbale, etc. y trouveront un bon complément à leur démarche. Par l’éveil de leur mémoire corporelle, ils seront en mesure de faire des prises de conscience essentielles, créant l’espace nécessaire à la libération d’émotions qui étaient captives dans leur armure corporelle. Ils pourront ainsi unifier l’aspect physique et psychologique de leur vie.

Les personnes qui aspirent simplement à entrer un peu plus loin en relation avec leur corps tireront de grands avantages rehaussés d’heureuses découvertes et de nouvelles expansions intérieures.

La qualité de la relation

Il va sans dire que la qualité de la relation entre le massothérapeute et le client est essentielle. La première rencontre est capitale; c’est à partir d’elle que s’établissent les lignes de force sur lesquelles la dynamique va s’orchestrer. C’est la qualité d’accueil qui va instaurer ce bel échange. Au début, la confiance du receveur envers le massothérapeute est fragile, elle est à construire et à développer. Le rôle du donneur consiste donc à accroître cette confiance en respectant la capacité d’intégration et de reconstruction personnelle de son client.

L’intégrité du professionnel joue ici un rôle capital. C’est dans la mesure de sa simplicité, de son respect, de son authenticité, de son amour et de sa foi en l’autre qu’il saura rejoindre et favoriser l’émergence d’une confiance mutuelle.

La respiration

L’outil le plus apte à développer la réceptivité tant chez le receveur que chez le donneur est la respiration. C’est pourquoi la personne qui reçoit est invitée, dès qu’elle est étendue sur la table, à prendre conscience du circuit de l’air par ses narines jusqu’au creux de son ventre. Plus la respiration sera ample, naturelle et douce, plus elle pourra accéder pleinement à ses dimensions intérieures. Cet apprentissage de la respiration n’est pas évident pour tous. Aussi, le massothérapeute a-t-il un rôle particulièrement important à jouer en tant que guide, accompagnateur et éducateur à ce niveau. Avec l’abandon du receveur et la disposition de respect, d’accueil et d’amour du massothérapeute, la dynamique de la séance de massage peut s’installer.

Par la profondeur ou la douceur, l’intériorité et la globalité de son approche, le massage californien nous permet de goûter à la détente physique et mentale et de contacter notre essence; il amène ainsi la paix dans nos coeurs.

Tous droits réservés par Agnès Lacasse, massothérapeute et enseignante en massage californien et Françoise Lamothe, massothérapeute.

Le Reiki soulagerait les symptômes de la dépression

Le 9 juin 2004 – Une étude cas-témoin à double insu, menée pendant six semaines auprès de 45 personnes âgées de 19 à 78 ans, tend à démontrer que le Reiki permettrait de réduire les symptômes de la dépression et que ses effets se feraient sentir jusqu’à un an après les traitements.

Fait particulier, tant le Reiki pratiqué en personne que le Reiki à distance2 semblent avoir donné des résultats positifs.

L’auteure de cette étude visait deux objectifs : vérifier d’abord l’effet de la thérapie énergétique du Reiki sur des personnes nécessitant des traitements contre la dépression et le stress psychologiques et en vérifier ensuite l’effet à long terme.

Après avoir été sélectionnés en fonction de leur état de détresse psychologique, les participants ont été séparés aléatoirement en trois groupes. Les gens du premier groupe ont reçu des traitements de Reiki en personne, tandis que ceux du deuxième groupe ont pris part à des séances de Reiki à distance. Dans le troisième groupe, qui servait de groupe-témoin, les participants ont fait l’objet de simulations de traitement de Reiki à distance (placebo).

Préalablement à la randomisation des groupes, les participants avaient été informés que durant les séances de Reiki en personne, ils pouvaient recevoir de vrais ou de faux traitements. On voulait ainsi que tous soient convaincus que durant les séances de Reiki à distance, ils recevaient de véritables traitements. Pour chaque séance de Reiki à distance (vraie ou placebo), les participants devaient s’allonger habillés sur une table.

Durant les essais cliniques, chaque participant recevait un traitement de Reiki par semaine (d’une durée de 60 à 90 minutes), par l’un des douze thérapeutes choisis pour l’expérience. Ceux-ci devaient pratiquer des techniques identiques afin de réduire le risque de distorsion de l’étude.

Avant chaque traitement, les participants devaient répondre à un questionnaire qui permettait de mesurer leur condition, selon trois facteurs : l’ampleur de la dépression, selon le Beck Depression Inventory; le degré de désespoir, selon le Beck Hopelessness Scale; et le niveau de stress perçu, d’après le Perceived Stress Scale.

Puis, un an plus tard, les personnes ont répondu au même questionnaire, afin de vérifier leur condition selon les trois mêmes mesures.

Par une analyse de variance multiple (ou manova), on a observé une diminution significative des trois mesures (dépression, désespoir et stress perçu) chez les participants des groupes 1 et 2 et ce, tant pendant les essais cliniques, qu’un an plus tard. Ceux du groupe-témoin n’avaient affiché aucune variation significative.

Martin LaSalle – PasseportSanté.net